
Au cours d’un point de presse, Monsieur le Maire a entretenu les journalistes sur les deux ans passés à la tête de l’exécutif communal.
Pour ce point de presse, tous les médias locaux ont été conviés. Occasion pour le Maire de la commune d’Arrondissement de Kribi 1er, d’exprimer toute sa disponibilité à se soumettre à l’interrogatoire que lui livreront les journalistes convoqués. Les questions portent sur ses promesses de campagne, son bilan à mi-parcours, la gestion de la commune de Kribi 1er, ses relations avec la communauté, ses relations avec la tutelle, et enfin sur son avenir. Des questions pas du tout tendres. Certaines obligeant le Maire à siffler le clairon de la diplomatie. A titre d’exemple, ses relations avec le Préfet de l’Océan et le Délégué du Gouvernement qui est d’ailleurs son oncle maternel, sont évoquées avec beaucoup de finesse, au point de laisser les journalistes sur leur faim.
Pendant quatre vingt dix (90) minutes, Benae Bell a eu le loisir de démontrer aux journalistes qu’il reste l’élève assidu, celui-là qui apprend beaucoup des séminaires et ateliers divers servant de renforcement des capacités aux administrateurs municipaux sur des sujets aussi brûlant que la décentralisation en cette veille de 2010. Pour le Maire, la communauté comme les communes d’Arrondissement convergent vers un seul but : l’amélioration des conditions de vie des populations. Et pour que cette gestion du milieu soit concertée, il propose que des plateformes de collaboration puissent voir le jour afin d’éviter qu’une structure ne soit avalée par l’autre. ‘’ Ce voisinage n’est pas mauvais’’, dira-t-il, ajoutant : nos actions qui s’inscrivent dans un cadre communautaire, sont assises sur des axes précis, qui sont la subsidiarité, la complémentarité et la progressivité. A la question de savoir ce qui se passe réellement dans sa commune où l’on déplore sans cesse un mauvais traitement des employés communaux, Benae Bell préfère que l’on parle plutôt des retards de salaires. Une situation que sa commune digère avec difficulté. Et pour cause, les recettes ont subi une diminution suite à l’avènement de la communauté urbaine. Des difficultés, la commune de Massaka en a connues. Pour illustration, elle s’est retrouvée dans une situation de nomadisme après la cession de ses bâtiments à la communauté urbaine. Tout en renvoyant chacun à ses responsabilités, Benae Bell a rassuré l’auditoire d’un projet de construction d’un siège. Après deux années passées à la tête d’un exécutif communal où se posent des problèmes d’ordre administratif, économique et social ils sont plusieurs qui pensent que le rêve d’une nouvelle cité soit encore d’actualité, surtout que la plupart des promesses électorales n’ont rien donné de palpables. Très bientôt, il va falloir retourner vers l’électorat qui demandera des comptes. Et le Maire en est conscient. Lui qui, à aucun moment de sa carrière municipale, n’a été fragilisé. C’est d’ailleurs avec une assurance certaine qu’il donne rendez-vous à ses électeurs.
Et pour appuyer ses propos, l’assistance sera édifiée sur les projets à venir : la relance du partenariat avec la ville de St Nazaire en France. Un partenariat censé apporter plusieurs retombées. Celui qui détient la paternité d’avoir ramené l’électrification urbaine dans certaines artères principales de la ville de Kribi, entend faire d’avantage pour l’embellissement de sa circonscription. Le long de certains trottoirs, des bacs à fleurs sont disposés çà et là. Côté culture, des efforts entrepris pour le renforcement des capacités organisationnelles des différents regroupements communautaires. Question de les amener pouvoir faire éclore leur culture. A Massaka, un centre municipal des arts et de la culture verra bientôt le jour. Même si les financements sont à rechercher, l’on se réjouit déjà du fait que quelque chose sera fait dans la commune pour préserver le patrimoine culturel des peuples de la côte, Batanga et Mabi surtout.