Kribi : on veut sédentariser les jeunes
Le 21 février 1997 à l’inauguration de la plate forme pétrolière d’Ebome à Kribi, le président Paul Biya invitait les promoteurs économiques à investir davantage dans les secteurs touristique et piscicole de ce département, susceptibles de créer de nombreux emplois et de procurer des devises, et surtout invitait « tout particulièrement les élites de l’Océan, si nombreuses et si talentueuses, à s’unir pour s’impliquer plus résolument dans ces secteurs… ».
Depuis le 5 novembre 2005 et sous l’égide de M. Jules Doret Ndongo, secrétaire général des services du Premier ministre, la promotion du développement économique, social, culturel, infrastructurel et des ressources humaines du département, ainsi que le resserrement des liens de solidarité sont au centre d’un forum. L’ADDO (Association pour le développement du département de l’Océan) a tenu son 3e congrès ordinaire le 7 février dernier à Kribi. Les travaux ont porté sur les opportunités offertes aux jeunes dans les secteurs agricoles, de l’élevage, des pêches et en matière d’emploi et de formation professionnelle. Réflexion saluée par tous dans une ville balnéaire préoccupée par son devenir (port en eaux profondes, centrale thermique à gaz de Bipaga, barrage hydro-électrique de Memvele) et autres projets informels.
L’ADDO s’est déjà illustrée par la remise du matériel et des médicaments à l’hôpital de district de Kribi et les centres médicaux d’arrondissement de Campo et d’Akom II avec pour prochaine étape Mvengué, la distribution des prix et des bourses académiques pour promouvoir l’excellence, la mise sur pied d’un fichier des ressources humaines et la création des antennes et des comités d’action communale (COMAC)
Tout en se félicitant de ce bilan à parfaire certes, louant la générosité des nombreux membres et la présence aux assises des invités spéciaux (Mgr Joseph Befe Ateba, évêque de Kribi, Alain Olivier Mekulu Akame DG de la CNPS, les maires des départements voisins etc), et du préfet de l’Océan Jean-François Vilon, le président national de l’ADDO, M. Jules Doret Ndongo a reconnu que beaucoup reste à faire dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’emploi des jeunes. Il a rassuré que l’avenir de cette association encore en phase de maturation sera plus rose avec la mobilisation des ressources. Le ministre Ndongo a demandé aux filles et fils de l’Océan de rester toujours fidèles aux institutions comme ils l’ont fait en février 2008 et de privilégier la voie du dialogue. « L’ADDO doit vivre, et elle vivra » a-t-il conclu.
Publié le 17 Feb 2009